L’importance de la recherche de marché en immobilier

L’importance de la recherche de marché en immobilier

Le marché immobilier français traverse une période de transformation significative. Les facteurs économiques, sociaux et environnementaux influencent continuellement les décisions d’achat et de vente de biens immobiliers. En 2025, alors que les particuliers et les investisseurs deviennent de plus en plus conscients de ces dynamiques, l’importance d’une recherche de marché rigoureuse se fait ressentir. Les membres du réseau d’agences immobilières, comme ERA, constatent d’importants écarts de prix liés à la performance énergétique des logements, un aspect clé de l’évaluation immobilière.

Le phénomène du PEB : un critère central dans la décision d’achat immobilier

La performance énergétique des bâtiments (PEB) gagne en importance dans le secteur immobilier. Selon les données récentes, la différence de prix entre les logements bien classés énergétiquement, comme ceux ayant un label A, et ceux ayant un label F, atteint 44 %. Cet écart encourage les investisseurs à considérer l’achat de logements moins efficaces sur le plan énergétique, avec l’objectif de les rénover par la suite. Johan Krijgsman, CEO d’ERA, souligne que les acheteurs recherchent explicitement cette information. Ainsi, le PEB est devenu un critère distinct de recherche sur de nombreux sites d’annonces immobilières.

Le changement de priorités des acheteurs

Avec l’augmentation du coût de l’énergie et la prise de conscience croissante des enjeux environnementaux, les acheteurs se montrent plus attentifs aux caractéristiques énergétiques des logements. Ils établissent clairement des préférences pour ceux qui répondent aux normes énergétiques les plus strictes. Au contraire, d’autres critères, comme le risque d’inondation, semblent perdre de leur importance. Cette évolution témoigne d’un changement dans les priorités des consommateurs : l’efficacité énergétique prime désormais sur d’autres considérations liées à la sécurité ou à la localisation.

Les implications des écarts de prix selon le PEB

Avec des écarts de prix aussi significatifs, il devient intéressant d’investir dans des biens énergivores pour les rénover. Cependant, cette stratégie doit être pondérée par des facteurs réglementaires, qui pourraient évoluer et restreindre les investissements dans les biens moins performants. Actuellement, les logements moins efficaces (classés E ou F) ont subi une dévaluation de 1,2 % en 2024, avec une perspective de continue baisse. Dès lors, il est crucial pour les investisseurs de se renseigner sur la rentabilité potentielle des rénovations énergétiques avant d’effectuer un achat.

Analyse des prix immobiliers en 2024 : des tendances contradictoires

La hausse des prix immobiliers ces dernières années a été marquée par quelques fluctuations notables. En 2024, les prix des maisons ont connu une augmentation moyenne de 1,4 % par rapport à l’année précédente, tandis que ceux des appartements ont crû de 2,4 %. Cependant, ces hausses restent inférieures au taux d’inflation, ce qui souligne une approche plus prudente des acheteurs. Cette situation se distingue d’une période post-pandémique où le marché a enregistré des pics de prix significatifs.

Les effets du télétravail sur le marché

La pandémie a profondément modifié les comportements en matière de logement. L’essor du télétravail a conduit à une faible demande pour les logements centraux, entraînant une baisse des prix de 0,9 % dans les centres-villes pour la première fois en plus d’une décennie. Les espaces extérieurs, devenus essentiels pour de nombreux acheteurs, sont désormais des critères privilégiés lors de la sélection d’un logement. Ce changement de focus modifie considérablement le paysage immobilier, plaçant les zones périphériques en position favorable. Cela entraîne un repositionnement des prix, où les maisons en dehors des grandes villes commencent à attirer un plus grand nombre d’acheteurs.

Les délais de vente s’allongent

Un autre aspect à considérer est l’allongement des délais de vente. À Bruxelles, par exemple, les délais ont atteint une moyenne de 142 jours, une augmentation de 15 jours par rapport à 2023. Ce ralentissement des ventes pourrait refléter une certaine hésitation des acheteurs face à des choix complexes, accentuée par la nécessité d’analyser soigneusement le PEB des logements potentiels avant d’acheter. En Wallonie, bien que les délais aient diminué de 6 jours, le paysage concurrentiel reste plus exigeant. Ainsi, le vendeur doit être prêt à justifier son prix et la valeur ajoutée que son bien peut offrir.

Les intentions d’achat : un équilibre fragile en 2024

Les intentions d’achat immobilier en France présentent un tableau mitigé. Bien que 17 % des Français envisagent d’acquérir un bien en 2024, des nuances apparaissent selon les groupes d’âge. Les jeunes adultes, notamment ceux âgés de 25 à 34 ans, démontrent une volonté marquée d’entrer sur le marché. Près de 35 % d’entre eux envisagent de faire un achat, ce qui souligne la dynamisme de ce segment de population dans un contexte économique incertain.

Les facteurs influençant les intentions d’achat

La récente baisse des taux d’intérêt a revitalisé l’intérêt des acheteurs potentiels. En effet, 59 % des Français sont informés de cette baisse. Toutefois, l’incertitude politique et économique incite également une partie considérable de la population, notamment 66 % des sondés, à retarder leurs projets d’achat. Ce paradoxe rend la recherche de marché indispensable, car elle permet de mieux appréhender ces dynamiques et de prendre des décisions éclairées.

Les compromis des acheteurs face à la réalité du marché

Face à ces défis, de nombreux Français commencent à envisager des compromis. Ainsi, 35 % des sondés sont prêts à investir dans des logements à faible classification DPE, se rendant compte que cela pourrait leur permettre d’accéder à des prix plus abordables. Cette tendance révèle une volonté marquée de passer au-delà de la performance énergétique immédiate pour parvenir à l’achat.

Zoom sur le marché des logements étudiants : entre crise et opportunité

Le marché du logement étudiant fait face à de réels défis. En 2024, 84 % des Français estiment que les loyers des logements pour étudiants sont trop élevés, ce qui souligne une préoccupation grandissante. Ce problème a des implications significatives pour les futurs investisseurs dans ce secteur, car la demande reste élevée, mais le budget des étudiants est souvent limité.

Les difficultés d’accès au logement étudiant

La perception qu’il est désormais plus difficile de trouver un logement étudiant est partagée par 63 % des répondants. Cela peut influencer le comportement d’achat des parents qui souhaitent investir dans un logement pour leurs enfants. En s’attaquant à ce créneau, les investisseurs pourraient trouver des opportunités intéressantes, même si le chemin est parsemé d’embûches.

Le rôle des aides gouvernementales et leur impact sur le marché

Les aides gouvernementales dans le domaine du logement étudiant sont jugées insuffisantes par 65 % des Français. Ce constat suggère que beaucoup d’étudiants et de leurs familles cherchent des solutions alternatives, ce qui peut encourager l’achat de biens immobiliers destinés à la location. Ce phénomène pourrait également signaler une opportunité unique pour les investisseurs aspirant à conquérir un marché en crise, mais plein de potentiel.

Marise

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